Le répit

Un enjeu de société

Prendre soin des personnes fragilisées par la maladie

Les progrès de la médecine ont permis aux personnes gravement malades de vivre plus longtemps et plus nombreux.

Dans le même temps, la vocation de l’hôpital  évolue vers une fonction de « plateau technique », avec des durées de séjours de plus en plus courtes.

La place du domicile dans les soins prend ainsi une place croissante, avec en conséquence une sur-sollicitation des proches qui conduit à des situations d’épuisement presque systématiques.

En France, 8 millions de personnes ont la charge d'un proche malade.

Le répit des personnes malades et invalidées devient ainsi un enjeu de société majeur, mais l’absence de lieux et de services adaptés en nombre suffisant ne permet pas de répondre aux besoin des patients et de leurs aidants.

C’est tout l’enjeu du développement du « répit », que les responsables des politiques sanitaires et sociales intègrent désormais pleinement à leurs réflexions.

France Répit s'est donnée pour ambition de contribuer au développement de solutions de répit adaptées pour les familles confrontées à la maladie qui, au-delà de la prise en charge médicale, ont également besoin d'être accompagnées sur le plan psychologique, social et plus simplement humain.

 

Qu'est-ce que le répit ?

Le répit peut être défini comme un temps de pause dynamique et un accompagnement global et durable des personnes malades et invalidées et de leurs aidants.

Il recouvre des interventions de niveaux différents :

  • La prise en charge ponctuelle de la personne malade :

Le répit permet avant tout aux proches de bénéficier d'un temps de pause ponctuel, programmé ou d'urgence, dans un établissement spécialisé ou à domicile, lorsque la situation le nécessite (épuisement physique ou psychologique, obligation professionnelle, vacances familiales...).

  • L'accompagnement intégral de la personne malade :

Le répit prend également en compte la personne malade dans toutes ses dimensions, et permet non seulement une continuité des soins en lien avec les médecins traitants et référents, mais également un accompagnement psychologique, social, spirituel...

  • Le suivi de la famille sur le long terme :

Le répit favorise enfin un travail sur le "projet de vie" de la famille, qui mobilise médecin, soignants, psychologues, assistants sociaux, professionnels et bénévoles, et permet d'accompagner durablement la personne malade et ses proches.

 

Quelques chiffres :

  • 2,2 millions de personnes malades de 20 à 59 ans vivent à domicile grâce à l'aide de leurs proches (source Rapport DRESS 2012 pour le Ministère de la Santé).
  • 8,3 millions "d'aidants familiaux" sont ainsi sollicités quotidiennement, parfois jusqu'à l'épuisement (source : Association Française des Aidants).
  • Plus de 80 % des personnes malades souhaiteraient finir leur vie au domicile. Seuls 25 % décèdent effectivement chez eux (source : rapport 2013 de l'ONFV).
  • Contrairement au Canada, à l'Allemagne ou à la Belgique, la France n'a pas encore développé d'offres de répit structurées pour venir en aide aux proches des personnes gravement malades.